La Papeterie Tsubaki – Tsubaki bunguten 2016, suivit de La République du bonheur – Kira Kira Kyowakoku 2017, OGAWA – traduits du japonais par Myriam DARTOIS-AKO – 2018, Éditions Philippe Picquier, 9,50€
Ambiance de lecture recommandée
Les Fleurs de Minnie Riperton
● L’attachante Tsubaki Hatako – « Popo » – raconte sa Papeterie familiale, ses souvenirs d’enfance, ses regrets d’adolescence et son quotidien épistolaire. Tout en finesse, sa vie et des vies s’encrent. Son métier d’écrivaine publique lui permet de se faufiler dans la peau des habitant(e)s de Kamakura, ville japonaise nichée entre la mer et la montagne. La brise des existences en mouvement l’inspire, autant qu’elle caresse la lecture.
« Plutôt que de rechercher ce qu’on a perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »
L’impression de converser avec une bonne vieille amie s’estampe pas à pas. D’un pinceau souple et délicat, apparaissent tour à tour la pétillante Madame Barbara, une voisine avec qui il fait bon cohabiter, ou encore Le Baron, homme qu’on devine tendre derrière la sévérité de son kimono. L’art de la calligraphie tient une place importante : elle met en relation les amoureux, défait les nœuds du passé, dénoue les amitiés mal avisées.
« Il ne s’agit pas de comparer avec le voisin pour savoir si on est heureux ou malheureux, mais d’avoir conscience de son propre bonheur. »
Assis(e) au fond de la Papeterie Tsubaki en bonnes compagnies, on savoure le Japon avec les papilles de l’imagination, à l’évocation de plats et de lieux à la spiritualité délicieuse. La vie est simple et belle : profitons de chaque instant pour y établir notre République du bonheur. Les traductions en langue française des romans nippons de OGAWA Ito, ancrent l’âme dans la poésie simple des mots.
À apprécier dans toute sa joie ●





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